Ah les criminels ! Ils les ont fait sauter leurs bombes…

Charlton Heston découvre la fin..dans La Planète des singes, version 1968.

Charlton Heston, alias taylor, découvre la fin de son monde dans cette mythique scène finale de La Planète des singes, de 1968.

Une des plus célèbres fins du monde, version Hollywood, est celle de la Planète des Singes de 1968, adaptée du célèbre roman de l’écrivain français Pierre Boulle. Cultissime.

Sur une plage inconnue, un homme descend de sa monture. Il pose un pied, puis l’autre, laisssant derrière lui, sa cavalière sur son cheval. Titubant tel un boxeur K.O, il fait quelque pas sur le sable d’une plage, hypnotisé par ce qu’il aperçoit. Son regard est comme foudroyé par cette vision d’horreur qui le frappe soudainement. Le désespoir l’assaillit : il vient de comprendre. Son monde s’écroule ! Et lui aussi. Devant lui, gît au sol, les vestiges de la statue de la Liberté, coupé en deux.

La statue de la Liberté, symbole du monde

Il se laisse alors choir comme une masse inerte, les deux genoux dans le sable. Une violente vague de l’océan vient le frapper à mi torse sans qu’il réagisse. KO comme le chaos. C’est alors qu’une froide colère monte en lui. De rage, il enfonce ses deux poings dans le sable. La tête enfouie, il détourne le visage des ruines de cet ancien monde, souhaitant s’évader de cette terrible réalité qui lui fait face.

 » Ce monde de cauchemar, c’est la terre. Ah les criminels, ils les ont fait sauter leur bombe. Les fous! Je vous hais! Soyez maudits jusqu’à la fin des siècles ! « . C’est ainsi que Taylor – Charlton Heston – prend conscience de la fin de l’humanité. Monde du passé dont il est l’unique survivant.

Cette séquence est la scène finale de la Planète des singes de William Schaffner, dans la version de 1968, inspiré du roman de l’écrivain français Pierre Boulle.

Affiche du film 1968

Affiche du film 1968

Retrouvez cette scène en version française Planet of the apes de William Schaffner 1968. Scène finale. Cultissime.

Certes, c’est la fin d’un monde – celui de Taylor -. Il est en effet revenu 2000 ans après sur la planète Terre, passé sous la domination des singes. Pour lui pas d’issue possible, hormis les suites de la série cinématographique, d’ailleurs nettement en dessous en terme de qualité que ce premier opus.

Ce film et ce roman pour lesquels nous publierons un post entièrement dédié prochainement. Cette oeuvre majeure de la science-fiction fait remonter aux yeux des spectateurs et des lecteurs la face sombre de l’humanité.

Couverture du roman de Pierre Boulle.

Couverture du roman de Pierre Boulle.

Des hommes – ici incarnés par des singes- avec leurs principaux défauts: la quête d’un pouvoir quelque soit les moyens employés, le dogmatisme, la violence, le racisme, la torture, l’esclavagisme…La face sombre de l’humanité.

Quelle issue pour Taylor ? Avec humour, je me prononcerai pour ce qu’évoque cette image ci-dessous. Une scène du film – lorsque Taylor embrasse le docteur Zira – qui a d’ailleurs énormément suscité la polémique à l’époque.

Et pour nous ? Et pour vous ? Quelle issue dans notre monde? Comment l’histoire de notre civilisation va-t-elle continuer de s’écrire ?

Taylor (Charlton Heston) et le docteur Zira (Kim Hunter) en 1968.

Taylor (Charlton Heston) et le docteur Zira (Kim Hunter) en 1968.

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